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L' essaimage

                                                    L' esssaimage

                             

 

Un essaim de mai vaut un char de blé.

Un essaim de juin vaut un char de foin.

Un essaim de juilletne vaut pas une miette.

 

 

   Lorsqu ' une colonie d' abeille atteint un certain développement, il arrive qu' une partie de la population quitte la ruche pour former une nouvelle colonie.

Cette division s' appelle " essaimage".

L' essaimage des abeilles a tout temps fasciné les hommes qui ne comprennent toujours pas parfaitement ce comportement étonnant.

Puique l' essaimage permet aux colonies d' abeilles de se reproduire, la récupération de          l' essaim représentait un gain réel pour l' apiculteur de jadis qui asphyxiait ses colonies pour récolter le miel.

Aujord' hui, l' essaimage est plutôt perçu comme un surplus de travail et une perte de cheptel avec pour conséquence une diminution de récolte.

Il importe donc de bien connaître ce comportement afin de prendre les mesures indispensables à la bonne conduite du rucher, d' autant plus que la saison de l' essaimage constitue probablement le moment le plus difficile pour l' apiculteur débutant.

Dans un pays peuplé comme le nôtre, une autre raison conduit l' apiculteur à limiter au maximum le départ des essaims et à en recueillir le plus possible : les essaims s' installent dans les jardins, les greniers, les murs creux ou sous les planchers, là où ils constituent une nuissance pour ceux qui ne sont pas familiers de la proximité des abeilles.

 

   1. Le cycle de l'esaimage.

   L' essaimage est étroitement lié à la reproduction de l' abeille; il suit un rythme saisonnier de manière à assurer la survie optimale de l' espèce.

La fréquence de l' essaimage varie d' une année à l' autre.

C' est en mai et juin que les colonies se multiplient le plus et que les essaims prosprérent dans les meilleures conditions; à cette époque, ils disposent encore du temps nécessaire pour construire leur nid, emmagasiner assez de miel et élever suffisamment d' abeilles en vue de l' hiver.

Dans ce contexte, l' essaimage intervient à un moment où les activités de la colonie se détournent de l' élevage intensif du couvain au profit de la reproduction et de la récolte de miel.

 

   La majorité des essaims se produisent anant que la colonie n' atteigne son maximum de population et souvent au moment où la quantité de couvain est la plus importante.

Le début de la période d' essaimage semble coïncider avec le moment où le couvain operculé devient plus important que le couvain ouvert dans la colonie.

On assiste alors à une sorte de rupture dans le développement de la colonie due au ralentissement de la ponte de la reine jusque-là maintenue à un rythme intensif.

 

Photo 

 

2. Le mécanisme de l' essaimage. 

 

L' elevage royale, c' est -à-dire la construction de cellules royales, précède généralement le depart de l' essaim; cependant, le début de l' elevage royal dans une colonie n' indique pas nécessairement une prédisposition à l' essaimage.

Une colonie peut aussi remplacer sa reine sans division de la colonie, par supersédure, ou remplacer une reine disparue accidentellement.

Les causes de l' essaimage ne sont donc pas à rechercher dans l' elevage royal lui-même, mais dans des processus inhérents à la biologie de la colonie.

 

   En 1954, Bulter démontre qu' une partie au moins de la population de la ruche doit entrer en contact avec la reine pour éviter l' elevage royal; la reine produit en effet des des phéromones dont l' action sur la colonie est multiple,notamment:

 

* Inhibition de la consturtion des cellules royales.

* Attraction exercée par le reine sur les ouvrières.

* Inhibition de l' ovogenése des ovrières ( ouvrières pondeuse ). 

 

   L' absence ou même l' insuffisance de phéromones royale ne délenche pas toujours l' essaimage.

Lorsque la reine disparaît, elle peut être simplement remplacée; le depart d' un essaim intervient uniquement si les conditions nécessaires sont réunies.

 

   Les phéromones de la glande mandibulaire sont incapables d' inhiber la construction des cellules royales sans la contribution des phéromones des glandes tarsales ( la reine dépose ces phéromones sur les rayons en marchant).

 

Des observations indiqent d' ailleurs que dans une colonie surpeuplée, la reine est presque toujours absentes du bord des rayons où les cellules royales sont construites.

  

   Les préparatifs d' essaimage tiennent plutôt à une mauvaise réprtition des phéromones qu' à une quantité insuffisute.

Si la quantité de phéromones augmente artificiellement dans une colonie, la tendance à l' essaimage ne diminue pas nécessairement; par contre, la construction de cellules royales et l' essaimage sont accrus dans des colonies où la circulation des ouvrières est ralentie à cause de leur grand nombre.

La tendance à l' essaimage augmente dans les colonies qui manquent de place.

Au-dessus d' un seuil de 2,3 ouvrières par millilitre du volume de la ruche, il y a une relation entre le nombre de cellules royales construites et la densité des abeilles.

 

   Le mécanisme de l' essaimage n' est pas encore parfaitement compris.

Une maniére de procéder pour comprendre l' essaimage consiste à rechercher les facteurs susceptibles de diminuer la concentration des phéromones royales dans une colonie normale et de l' amener enfin à essaimer. 

Winston s' est intéresse à ce problème en suivant en détail l' évolution des colonies ( âge des abeilles, surface du couvain,nombre d' abeilles....) jusqu' au départ de l' essaim.

......................

donne le résultat d' une telle approche et donne un bon aperçu du mécanisme qui pousse une colonie à l' essaimage dans des conditions normales.

En fait, la conjonction d' une série de stimuli permet de prévoir l' élevage royale puis l' essaimage.

 

° La taille de la colonie.

Une colonie essaime lorsqu' elle comporte suffisamment d' abeilles et de couvain car le départ de l' essaim ne peut mettre en péril la survie de la colonie souche; pour cette raison, le remplacement des reines se produit de préférence par supersédure en début de saison.

 

° La structure de la population. 

L' âge moyendes ouvrières doit être faible mais avec des ouvrières de tout âge; c' est logique puisque l' essaim devra bâtir,élever, récolter..... et attendre plus de trois semaine avant d' enregistrer de nouveau naissances.

 

° La congaestion du nid à couvain.

Même si le couvain ne remplit pas tous les cadres de la ruche, le nid peut être encombré et la circulation des ouvrières  ( qui répartissent la phéromone ) et de la reine ralentie ; la ponte de la reine peut être bloquée par les planches à pollen ou par des provisions trop abondates; elle peut aussi être limitée parce que les hausses sont trop froide pour y construire les cadres à batir.

 

En cas de mauvais temp, le nid est encombre par les butineuses.

Plus généralement, la densité des abeilles dans la ruche peut dépasser un seuil acceptable.

 

° L' adondance des ressources. 

 L' essaimage se produit lorqu' il y a suffisamment de ressources afin que la nouvelle colonie puisse s' érablir et faire des provisions d' hiver. 

 

Figure 55 - Approche du mécanisme de l' essaimage.

 

 

   Des facteurs secondaires influencent la diminution des sécrétions phéromonales et la propension à l' essaimage.

 

° Qualié de la reine.

Les sécrétions de phéromones dépendent de l' état physiologique de la reine ( arrêt de ponte, nourriture.....); les jeunes reines essaiment peu.

 

° Facteurs génétiques.

La propension à élever puis à essaimer est partiellement déterminée par l' hérédité.

 

° Technique apicole.

Par de mauvaises manoeuvres, l' apiculteur peut provoquer l' essaimage.

IL suffit, par exemple, de poser la hausse trop tard.

 

° Environnement.

L' emplacement du rucher et la ruche elle-même ( la ventilation, par exemple ) peuvent renforcer ou diminuer la tendance à l' essaimage.

 

° Cycle saisonnier.

La probabilité de l' essaimage dépend fortement de l' état de developpement de la colonie dans le cadre de son cycle annuel.

 

   Les stimuli décrits ci-dessus agissent la plupart du temps simultanément pour réduire la sécrétion des phéromones royales ou ralentir leur diffusion et induire finalement l' élevage royal.

Celui-ci peut avorter suit à un renversement de situation au niveau de ces stimuli.

Par exemple, un refroidissement et une période prolongée  de mauvais temps peuvent provoquer la destruction d' un élevage royal; il en de même pour une diminution drastique de la population ( perte de butineuse....).

En fait, sur le plan biologique, l' essaimage apparaît comme une solution radicale et efficace pour altérer la structure démographique d' une colonie qui la mettait dans une situation instable et entravait ses activités.

 

   Une stratégie de lutte contre l' essaimage découle de ce qui précède: il s' agit de modifier les stimuli et d' agir sur les facteurs secondaires.

Dans la pratique apicole, plusieurs méthode de lutte contre l' essaimage font appel à ce principe de base.

 

 

   3. Préparation et départ de l' essaim.

 

   Signes précurseurs

 

De nombreuses modifications du comportement sont enregistrées au sein de la colonie, bien avant la sortie de l' essaim.

Les premiéres d' entre elles sont certainement le debut de l' élevage du couvain de mâles  et la construction d' ébauches de cellules royales appellées cupules ou amusettes ( figure 56 ).

 

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Figure 56 - Ebauche de cellule royale ( amusette )  

 

Si les préparatifs à l' essaimage se poursuivent, la reine viendra y pondre, normalement,le bord de l' amusette est légérement recourbé vers l' intérieur, la présence d' une larve et le début de l' allongement en cellule eoyale signalent à coup sùr la fièvre d' essaimage.

La destruction des amusettes n' empêche pas les préparatifs à l' essaimage.

La destruction des amusettes est épaissi,la fièvre d' essaimage est passée.

 

   On parle de "fièvre d' essaimage" pour décrire l' état de la colonie qui prépare un essaim:

il s' agit d' un processus dont le déclenchement reste mal compris et difficilement réversible.

Plusieur jours déjà avant le début de l' élevage royal apparaissent dans la  colonie de jeunes abeilles gorgées de nectar ( abeilles réservoir ).

Ce nectar frais, dont la quantité augmente dans le jabot des ouvriéres jusqu' au moment de l' essaimage , contient trés peu de phéromones royales et ces jeunes ouvrières  plutôt immobilies et inactives, stationnent dans les hausses et en  périphérie  du couvain; elles restent donc sans contact avec la reine, ce qui peut les amener à entamer l' élevage royale.

Le nombre d' abeilles distribuant de la nourriture à la reine diminue progressivement; celle-ci perd ainsi jusqu' a un tiers de son poids, ce qui l' aidera à s' envoler le moment venu; sa ponte, et donc la quantité de couvain, diminue sans toutefois cesser jusqu' au jour du départ de l' essaim.

 

   L' activité de récolte de la colonie diminue au cours des jours qui précèdent l' émergence de l' essaim et les abeilles ont parfois tendance à s' accumuler à l' entrée de la ruche en formant une sorte de barbe; on dit que les abeilles " font la barbe".

Ce comportement est également observé lors de trés fortes chaleurs dans le but de faciliter le maintien de la température interne du nid.

De même, l' activité de sécrétion de la cire et de construction sous la dépendance des phéromones royales diminuent elles aussi.

Ceci est mis à profit dans la technique du cadre témoin qui n' est plus étiré en période de fiévre d' essaimage.

 

   Le comportement d' une colonie avant l' essaimage est vraiment perturbé et le départ de l' essaim intervient bien comme une libération qui supprime toutes les temions accumulées au sein de la colonie

 

  

  

 

La suite dans 2 ou 3 jours merci de votre visite

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